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Sécurité & incidents

Violation de données : que faire ? La règle des 72 heures

Une violation de données doit se gérer vite et dans les règles. Voici la marche à suivre : contenir l'incident, décider s'il faut notifier la CNIL sous 72 heures, et informer les personnes concernées.

Mis à jour le 2 juillet 2026 · 6 min de lecture

Qu'est-ce qu'une violation de données ?

Une violation de données personnelles est un incident de sécurité entraînant, de manière accidentelle ou illicite, la destruction, la perte, l'altération, la divulgation ou l'accès non autorisé à des données. Un ordinateur volé, un e-mail envoyé au mauvais destinataire, un piratage ou un rançongiciel sont des violations.

Le compte à rebours des 72 heures

Dès que vous prenez connaissance d'une violation susceptible d'engendrer un risque, vous disposez de 72 heures pour la notifier à la CNIL. Le délai démarre à la prise de connaissance, pas à la résolution de l'incident.

Les 4 réflexes immédiats

  1. 1

    Contenir

    Isoler les systèmes touchés, couper les accès compromis.

  2. 2

    Préserver

    Conserver les traces et journaux pour l'analyse.

  3. 3

    Évaluer

    Identifier les données et les personnes concernées.

  4. 4

    Alerter

    Prévenir la direction et le DPO sans délai.

Faut-il notifier la CNIL ?

Toute violation ne se notifie pas : cela dépend du risque pour les personnes. Si la violation est susceptible d'engendrer un risque pour leurs droits et libertés, elle doit être notifiée à la CNIL sous 72 heures via le téléservice dédié. En cas de doute, rapprochez-vous de votre DPO sans attendre.

En cas de rançongiciel

Une attaque par rançongiciel constitue presque toujours une violation de données. Ne payez pas la rançon sans avis, déposez plainte, et enclenchez la procédure de notification.

Faut-il informer les personnes concernées ?

Oui, lorsque la violation est susceptible d'engendrer un risque élevé pour les personnes (vol de coordonnées bancaires, de données de santé…). Vous devez alors les informer sans délai, en termes clairs, sur la nature de l'incident et les mesures qu'elles peuvent prendre. Exception : si les données étaient chiffrées et inexploitables, ou si le risque élevé a été neutralisé.

Documenter, même sans notification

Toute violation, même non notifiée, doit être consignée dans un registre interne des violations : faits, effets et mesures correctives. Ce registre peut être demandé par la CNIL pour vérifier le respect de vos obligations.

Questions fréquentes

Quel est le délai pour notifier une violation à la CNIL ?

72 heures à compter de la prise de connaissance de la violation, si celle-ci présente un risque pour les personnes. Au-delà, la notification doit être motivée.

Dois-je notifier toutes les violations de données ?

Non, seulement celles susceptibles d'engendrer un risque pour les droits des personnes. En revanche, vous devez documenter toutes les violations en interne, y compris celles que vous ne notifiez pas.

Un rançongiciel est-il une violation de données ?

Presque toujours, oui : il porte atteinte à la disponibilité (et souvent à la confidentialité) des données. Il faut enclencher la procédure de notification et déposer plainte.

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